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Location saisonnière (Airbnb) : réglementation et règles à respecter

Mettre son logement en location courte durée sur des plateformes comme Airbnb, Abritel ou Booking est une excellente opportunité pour générer des revenus complémentaires. Toutefois, face à la pression sur le marché locatif classique, la réglementation s'est considérablement durcie. Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer en toute légalité.
AchatLocationInvestissement
02/09/2026Auteur : Chiara CAPUANO
Maison de campagne

1. Déclaration en mairie et enregistrement obligatoire

Que vous louiez une pièce de votre maison ou un appartement entier, les démarches administratives sont devenues strictes :

  • Le numéro d'enregistrement unique : Pour publier une annonce sur une plateforme, vous devez obligatoirement déclarer votre meublé de tourisme afin d'obtenir un numéro d'enregistrement à 13 chiffres. Ce numéro doit impérativement figurer sur toutes vos annonces.

  • La procédure d'enregistrement nationale : La déclaration préalable s'effectue directement auprès de votre mairie

  • Le changement d'usage pour une résidence secondaire : Si vous louez une résidence secondaire dans une grande ville ou une zone tendue, une simple déclaration ne suffit pas. Vous devez demander une autorisation préalable de changement d'usage à la mairie. Certaines communes exigent même un mécanisme de « compensation » (transformer un local commercial en logement équivalent).

2. La limite de nuitées : résidence principale VS résidence secondaire

Les règles diffèrent grandement selon le statut du bien que vous mettez en location :

Tableau récapitulatif des durées

3. Accord de la copropriété : la règle du règlement de copropriété

Si votre bien est situé dans un immeuble en copropriété, la loi et les démarches municipales ne font pas tout. Vous devez impérativement vérifier le règlement de copropriété :

  • La clause d'habitation bourgeoise exclusive : Si cette clause est présente dans votre règlement, la location meublée de courte durée (assimilée à une activité commerciale ou quasi-hôtelière) y est strictement interdite.

  • La clause d'habitation bourgeoise simple : Elle autorise généralement l'exercice de professions libérales, mais les tribunaux interdisent fréquemment les locations saisonnières répétées en raison des nuisances causées (allées et venues, bruits, dégradations des parties communes).

  • Vote en Assemblée Générale (AG) : Les règles de vote en copropriété ont été assouplies pour permettre aux copropriétaires de restreindre ou d'interdire les locations touristiques.

4. La performance énergétique (DPE) s'invite dans la location saisonnière

Au même titre que les baux d'habitation classiques à l'année, les meublés de tourisme doivent répondre à des exigences de performance énergétique :

  • Les passoires thermiques (logements classés F et G au DPE) ne peuvent plus faire l'objet d'une nouvelle mise en location saisonnière dans les zones soumises à autorisation de changement d'usage.

  • Le calendrier d'exigence (classe E puis D) s'alignera progressivement d'ici 2028 et 2034.

Notre conseil d'expert : Avant d'investir dans un projet immobilier destiné à la location courte durée ou d'inscrire votre logement sur une plateforme, consultez votre mairie pour connaître la réglementation locale et lisez attentivement le règlement de votre copropriété.

CC
Chiara CAPUANO
Responsable

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